Quand les gens ont besoin de quelque chose, ils sont faibles. Et moi j'ai besoin de toi. Plus le temps passe et plus je me rends compte que j'ai pas changé, que je suis toujours cette petite fille désespérée qui, à 6 ans à peine, voulait déjà découvrir ce que cachait la vie, ce qui se trouvait après celle-ci. Je suis toujours la même petite fille qui a voulu passer sous une voiture pour découvrir un autre monde, pensant que derrière la mort se cachait un pays utopique. Je me déteste de faire subir à mes proches mes conneries toutes plus insupportables les unes que les autres. Je me déteste d'être aussi faible, aussi sensible et aussi conne. Il ne me reste rien si ce n'est des souvenirs, aucune épaule sur laquelle pleurer, aucune âme sincère, aucune personne véritablement là. Il parait qu'on ne choisit pas ce que l'on devient, mais qu'on y contribue seulement. Je n'ai rien choisi, je n'ai contribué à rien, si ce n'est à ma propre perte. Je me perds de mes mots, je perds tout contrôle, je ne suis plus.
J'ai voulu t'oublier, tirer un trait sur tout ce qui me reliait à toi, j'en suis incapable. Jamais je ne saurai faire sans ta présence. Mon c½ur reste à toi et mon être aussi. Je veux t'oublier, pour vivre de nouveau, pour ne plus me laisser crever à chaque pas que je fais. Je veux vivre, vivre, vivre, ça résonne dans ma tête. Je ne vois plus d'intérêt à ce que je fais, à ce que j'écris. On décide tous de s'oublier d'une façon ou d'une autre. Certains choisissent la drogue, d'autres l'alcool. Je t'avais choisi comme moyen d'évasion, comme ma drogue à l'état pur. J'étais tombée amoureuse de ton regard, du goût de tes lèvres, de ton visage, de ton caractère et de tout ce qui faisait ton être. Tu représentais l'être parfait, mon être parfait, un modèle. Tu représentais mon tout.
Je m'en remettrai, il me faut juste du temps. Je m'en remettrai ne t'en fais pas. En attendant, oublies moi, fais comme si je n'étais pas, comme si je n'avais jamais respiré, comme si je n'étais jamais née.Oublies mes sentiments, oublies tout ce qui me rattache à toi, oublies tout ce que j'ai pu te dire, oublies ce qui fait mon être. Fais ta vie, ne te retournes plus en m'apercevant, fais comme si nous ne nous étions jamais rencontrés. Je me déteste de m'accrocher aux souvenirs, de m'accrocher à toi.
Édit du 27 octobre : Passer à autre chose.
Photo : Moi.